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Pour les membres de la famille, les aidants et les professionnels de santé

Déterminer le moment où il n’est plus sûr ou souhaitable que la personne vive seule : face à une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer qui n’a plus une bonne compréhension de sa propre sécurité et de sa capacité de prendre soin d’elle, les membres de la famille et les professionnels de la santé doivent souvent déterminer s’il est encore souhaitable que la personne continue à vivre seule. Dans de nombreuses familles, une seule personne s’occupe de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. Organisez une réunion de famille lorsque la personne en est aux premiers stades de la maladie, afin de pouvoir planifier ce que chaque membre de la famille peut raisonnablement faire pour aider, maintenant et à l’avenir.

Obstacles des réseaux de soins de santé, des soins communautaires et du système juridique : les membres de la famille et les professionnels des soins de la santé doivent composer avec des obstacles quand vient le temps de déterminer la nécessité d’un déménagement ou d’un soutien supplémentaire à domicile. Ces obstacles peuvent aller de la difficulté d’avoir accès à de l’information sur la personne en raison des lois sur la vie privée et la confidentialité au manque de services pour soutenir une personne qui vit seule et à la complexité de la législation sur la compétence (les lois qui déterminent quand une personne n’est plus apte à prendre certaines décisions).

Ce qui est préférable

Un lieu de vie qui procure sécurité, qualité de vie et soutien
Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont besoin de vivre dans un environnement qui assure le mieux possible leur sécurité et une qualité de vie. La quantité et le type de soutien disponible sont des facteurs importants dont il faut tenir compte pour déterminer si la personne peut vivre seule. Par exemple, une personne qui a une grande famille et qui vit dans une communauté qui offre de nombreux services de soutien peut être plus apte à vivre seule qu’une personne qui n’a pas de famille et qui vit dans une communauté où les services sont limités.

Les membres de la famille et les professionnels de la santé peuvent aider à réduire les risques pour une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer qui veut vivre seule. Par exemple, si la personne oublie fréquemment d’éteindre le four, vous pourriez envisager de le débrancher et de trouver une autre façon de lui procurer des repas chauds, par exemple la popote roulante.

Lorsque possible, la personne atteinte de la maladie devrait prendre part aux discussions concernant son propre avenir.

Facteurs dont il faut tenir compte :

Bien-être global

  • La personne a-t-elle une bonne qualité de vie à la maison?
  • A-t-elle suffisamment de stimulation durant la journée?
  • Pourrait-elle bénéficier du niveau de soin et de soutien assuré dans un autre environnement, comme la maison de son fils ou de sa fille, une maison de retraite ou un établissement de soins de longue durée?
  • Peut-elle obtenir de l’aide de la part d’organismes de soutien communautaires?

Santé

  • La personne est-elle capable de prendre correctement ses médicaments?
  • Si elle était malade, serait-elle capable de comprendre son état et de faire le nécessaire, comme appeler pour avoir de l’aide?
  • Est-elle capable de s’occuper de ses soins hygiéniques personnels, comme le bain et l’entretien physique?
  • Souffre-t-elle de problèmes de santé actuels ou passés qui pourraient représenter un risque pour sa santé?

Nutrition

  • La personne garde-t-elle un poids adéquat?
  • Est-elle capable de s’alimenter de façon nutritive toute la journée?
  • Est-elle capable de conserver et de préparer la nourriture comme il se doit?
  • Est-ce qu’elle mange des aliments inappropriés (par exemple des aliments pour chats)?

Sécurité

  • La personne atteinte de la maladie d’Alzheimer court-elle un risque? Dans l’affirmative, le degré de risque est-il acceptable pour elle? Pour les membres de la famille? Pour les aidants?
  • Est-il possible de convenir d’un niveau de risque avec lequel tout le monde est à l’aise? Par exemple, le risque que la personne fasse une chute dans les escaliers pourrait être un risque acceptable si la personne n’a aucun problème d’équilibre ou de locomotion.
  • La personne présente-t-elle un risque pour les autres? Par exemple, vit-elle en appartement et met-elle régulièrement le feu en utilisant la cuisinière ou en fumant?
  • La personne pourrait-elle réagir de façon appropriée dans une situation d’urgence comme un incendie?
  • Le domicile de la personne est-il sécuritaire? Par exemple, les escaliers sont-ils bien éclairés? Y a-t-il des rampes?
  • Y a-t-il des personnes ou des organismes qui vérifient comment elle va régulièrement et en cas de panne de courant ou d’autre situation d’urgence?

Finances

  • La personne peut-elle s’occuper de ses transactions financières quotidiennes comme assurer le suivi des factures et les payer promptement?
  • Y a-t-il un risque qu’on exploite la personne ou qu’on abuse d’elle sur le plan financier?

Découvrez les stratégies au jour le jour qui pourraient vous aider à soutenir la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer qui vit seule.