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Quand arrêter de conduire?

Parfois, la personne atteinte de la maladie de la maladie d’Alzheimer se sent soulagée de ne plus avoir à conduire parce qu’elle avait perdu sa confiance au volant, avait peur d’un accident, ou ne savait plus trop comment se rendre à un endroit ou à un autre. Malgré cette prise de conscience, la personne a besoin de soutien et d’une attitude obligeante parce que cesser de conduire représente souvent une perte d’indépendance.

La famille et les soignants : Lorsque la personne est incapable de reconnaître ou d’admettre que ses capacités de conducteur déclinent, la famille et les soignants doivent intervenir en raison des dangers pour la personne et pour le public, et des risques de responsabilité en cas d’accident. Le moment où la personne devra cesser de conduire ne fera pas l’unanimité parmi tous les membres de la famille. Certains penseront qu’un tel diagnostic signifie qu’il faut immédiatement abandonner le volant. D’autres seront tentés de sous-estimer les risques au profit du sentiment d’indépendance de la personne, ou ne voudront pas attirer l’attention sur le déclin de ses capacités, de peur de nuire à la relation familiale.

Le jour où la personne devra renoncer à conduire, elle aura peut-être perdu sa capacité d’en comprendre les raisons. En discutant de la question ouvertement, dans un environnement de confiance mutuelle, la personne sera peut-être mieux en mesure d’en faire son deuil.

The Dementia and Driving Resource Center, créé par l’Alzheimer’s Association, offre des conseils sur la manière d’aborder la question de la conduite automobile avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Le site examine, à l’aide de quatre vidéos, les réactions à prévoir et les difficultés à surmonter lorsqu’on se retrouve dans une telle situation.

Médecins : Les gens font souvent appel aux médecins pour déterminer si la personne atteinte devrait cesser de conduire. Cependant, les médecins ne disposent pas toujours de toute l’information pour être en mesure d’évaluer la situation. Ils voient leurs patients pendant une période de temps limitée, au cours des visites, et non au volant de leur voiture. De plus, ils n’ont peut-être pas la formation nécessaire pour évaluer les capacités de la personne à conduire. Ils se fient à l’information fournie par le patient et la famille, et cette information n’est pas toujours objective ou fiable. Par ailleurs, les médecins peuvent craindre de nuire à la relation médecin/patient s’ils disent à une personne qu’elle doit renoncer à son automobile.

Les médecins sont tenus par leur code de déontologie et, dans certaines provinces, par la loi, de signaler les troubles médicaux qui pourraient nuire à la conduite d’un véhicule. S’ils ne signalent pas ce problème aux autorités provinciales de l’émission des permis et si la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer était impliquée dans un accident d’auto, ils pourraient être tenus responsables.

Si vous êtes la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer :

Cesser de conduire sera peut-être la décision la plus douloureuse de votre vie. Toutefois, il en va de votre propre sécurité et de celle des autres. Reconnaître et admettre ne plus être en mesure de conduire est difficile pour certaines personnes, mais d’autres abandonnent facilement leur permis.