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Lorsque la personne atteinte de l’Alzheimer conduit toujours

Pour les personnes qui conduisent depuis plusieurs années, la conduite semble presque une seconde nature. Mais il s’agit d’une tâche complexe qui exige des réactions rapides, de la dextérité et la capacité de raisonner.

Si vous pensez que la personne atteinte a de la difficulté à conduire, les signes suivants pourraient le confirmer :

  • Infractions aux règlements de la circulation
  • Accidents
  • Ne retrouve plus son chemin
  • Mauvaise évaluation des distances
  • Ne se rappelle plus du code de la route
  • Temps de réponse ralenti
  • Incapacité de parvenir à destination dans un délai normal.

Ce que vous pouvez faire :

  1. Préparez-vous
  2. Prenez rendez-vous pour un examen de conduite
  3. Suivez de près ses habitudes au volant
  4. Renforcez la sécurité
Préparez-vous

Préparez-vous au jour où la personne devra cesser de conduire. Demandez-lui à quel moment de la journée elle a le plus besoin de sa voiture et pourquoi. Pour ses rendez-vous chez le médecin, son magasinage, ses loisirs ou pour voir ses amis? Ou peut-être s’agit-il d’une forme d’évasion ou de relaxation?

Une fois ses besoins précisés, suggérez-lui d’autres moyens d’y répondre. Par exemple :

  • Le transport en commun
  • Le transport offert par les organismes communautaires
  • Le covoiturage avec la famille ou les amis
Prenez rendez-vous pour un examen de conduite

Renseignez-vous au sujet des examens spéciaux qui existent pour évaluer les conducteurs atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Il pourrait s’agir d’un examen de simulation de conduite, ou encore d’un examen sur la route donné par un examinateur d’expérience dans l’évaluation des conducteurs atteints de troubles cognitifs.

Si ce type d’examen n’est pas offert, demandez l’avis du médecin. Pour déterminer si la personne est encore en mesure de conduire, et pour combien de temps, le médecin abordera les points suivants avec son patient et sa famille :

  • les habitudes de conduite (le moment où la personne conduit et le lieu où elle se rend)
  • les différences observées dans ses capacités de conducteur
  • des exemples de conduite dangereuse ou anormale
  • des contraventions (pour aller trop lentement, trop vite, faire des virages interdits, ne pas respecter les arrêts)
  • des collisions, petits accrochages ou accidents évités de justesse
  • des exemples où le conducteur a perdu son chemin
  • dans quelle mesure la personne elle-même se sent à l’aise et en sécurité au volant, et dans quelle mesure la famille est du même avis.
Suivre de près les habitudes au volant

Tout au long de la maladie, la famille, le médecin ou les autres professionnels de la santé doivent suivre de près les capacités de la personne à conduire. Tôt ou tard, il lui faudra abandonner le volant.

Si vous êtes la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer, nous vous suggérons :

  • de demander à une personne que vous connaissez si elle a remarqué des changements dans votre façon de conduire..
  • de passer un examen de conduite.
  • de demander à un membre de votre famille ou à l’un de vos amis de vous conduire à l’endroit où vous voulez aller, ou d’utiliser le transport en commun ou un taxi.
Renforcer la sécurité

Pour aider à minimiser les risques, voici quelques conseils de sécurité à l’intention d’un conducteur atteint de la maladie d’Alzheimer :

  • N’allez pas trop loin et restez dans des endroits connus.
  • Ne prenez pas le volant aux heures de pointe.
  • Ne conduisez pas après avoir pris des médicaments qui pourraient réduire la capacité de penser clairement et de bien voir.