Janvier – mois de sensibilisation

Traduction / Translation: English

Bonaventure, le 16 janvier 2018

La campagne nationale de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer s’est ouverte pour tout le mois de janvier. Le thème  « Oui. Je vis avec l’Alzheimer. Laissez-moi vous aider à comprendre », permet à la Société Alzheimer Gaspésie Îles-de-la-Madeleine (SAGÎM), ainsi qu’aux 19 autres Sociétés Alzheimer faisant partie de la Fédération québécoise des Sociétés Alzheimer (FQSA), de rappeler à tous que chaque personne atteinte est une personne à part entière qui fait partie intégrante de la société. Une personne ne se limite pas à la maladie. Elle est la même personne avant et après avoir reçu son diagnostic. Ce sont des êtres humains qui ont besoin de contact humain, de compassion et d’amitié et il nous appartient à toutes et tous de se responsabiliser devant la maladie afin de mieux les soutenir, avec dignité et respect.

Dans le cadre de ce mois de sensibilisation, la SAGÎM est fière d’annoncer que Camille St-Onge, une jeune femme de Maria impliquée pour la cause depuis maintenant 7 ans, agira en tant qu’ambassadrice pour la région. Par son implication, madame St-Onge nous rappelle qu’il n’y a pas d’âge pour être touché par la maladie d’Alzheimer ou par toutes autres maladies cognitives.

« Je m’appelle Camille St-Onge, j’ai 17 ans et je suis présentement à ma toute première année en sciences humaines, au cégep de Carleton-sur-Mer. Depuis maintenant 7 ans, je soutiens la cause de l’Alzheimer en étant marcheuse élite et l’année dernière, j’ai eu la chance de m’impliquer davantage dans la cause qui me tient tant à cœur en étant présidente d’honneur de la marche de Maria en Gaspésie.

Cette année, je suis plus que choyée de pouvoir encore une fois donner de mon temps, mais cette fois-ci en étant ambassadrice pour le mois de la prévention contre la maladie de l’Alzheimer, qui se déroule en janvier. Pour ma part, la maladie touche ma famille, et ce, depuis plusieurs générations ce qui me pousse davantage à m’impliquer dans l’espoir de pouvoir changer les choses dans l’avenir. Malgré ma mince expérience dans le domaine, je sais à quel point il est difficile de côtoyer une personne atteinte et de voir cette personne qui nous est chère se dégrader de la sorte.

Je suis grandement reconnaissante de pouvoir faire partie de ce mouvement de prévention dans cette maladie qui nous touche tous, de près ou de loin. J’espère pouvoir m’y impliquer encore pour les prochaines années et de changer les choses, à ma façon ».

Faire face aux défis

 Comme nous le fait savoir Bernard Babin, directeur de la SAGÎM, « les dernières statistiques disponibles nous indiquent qu’en 2014-2015, c’était 6,4 % des aînées de la région (1 400 personnes) qui souffraient d’une atteinte cognitive. D’après ces mêmes statistiques, il y a en moyenne 280 personnes par année qui reçoivent un diagnostic. Le nombre de personnes atteintes va donc continuer de grimper. La SAGÎM devra être prête à faire face à ce défi et elle le sera. Non seulement nous offrons de plus en plus de services adaptés tant aux familles qu’aux personnes atteintes, mais nous élargissons également nos réseaux et devenons, année après année, l’organisme communautaire de référence, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, en ce qui concerne l’accompagnement de la personne vivant avec un trouble neurocognitif et celles qui l’entourent ». À cet égard, notons entre autres que le répit de jour Le Réconfort[2] est présentement disponible dans 5 points de service. Bien que cette activité se déroule une seule fois par semaine, les proches aidants nous mentionnent que ce répit fait une immense différence dans leur quotidien, que ce programme permet aux familles de garder la personne atteinte d’une maladie cognitive plus longtemps à domicile.

[2] L’objectif de l’activité de jour est d’accompagner, une journée par semaine, des personnes présentant des atteintes cognitives et vivant à domicile dans un lieu où l’approche personnalisée encourage, dans le respect, l’utilisation des forces de la personne pour vivre d’agréables moments dans un milieu de vie familiale et un environnement stimulant. En même temps, Le Réconfort offre à l’aidant qui soutient quotidiennement son proche un répit d’une journée par semaine ce qui lui permet de prendre du temps pour se ressourcer et se divertir.

 

Pour la couverture médiatique, suivez les liens ci-dessous :

https://cimtchau.ca/nouvelles/la-jeunesse-concernee-par-lalzheimer/

http://www.journallehavre.ca/alzheimer-maladie-quil-ne-faut-cacher/