De nouvelles stratégies de prévention

Equipe d'organisation

Stephen Cunnane (en haut à droite) et son équipe travaillent actuellement sur des approches nutritionnelles qui pourraient optimiser le fonctionnement énergétique du cerveau et ainsi diminuer les problèmes de mémoire.

Les 1 et 2 octobre dernier s’est tenu à Québec un colloque “Vers de nouvelles stratégies préventives et de traitement des maladies neurodégénératives: la place de l’imagerie”, qui s’intéressait au traitement et à la prévention de la maladie d’Alzheimer. Cet évènement international et francophone, organisé par le Pr Stephen Cunnane (Université de Sherbrooke) et ses collaborateurs en partenariat avec l’Académie Nationale de Médecine, réunissait plus de 75 médecins-chercheurs, professionnels et étudiants s’intéressant aux différentes stratégies qui pourraient aider à mieux lutter contre le risque de développer la maladie d’Alzheimer.

De nombreuses pistes d’interventions ont été présentées lors de ce colloque : la stimulation du fonctionnement énergétique du cerveau grâce aux cétones, le « brain fitness » avec l’apprentissage d’une nouvelle langue ou la méditation, faire de la marche 2 à 3 fois par semaine, etc. En outre, les rôles du diabète de type 2 ou des commotions cérébrales dans le risque accru de développer la maladie ont été soulignés. Plus d’un tiers des cas répertoriés de la maladie d’Alzheimer serait en effet associé à nos mauvaises habitudes de vie (sédentarité, hypertension, obésité, hypercholestérolémie, stress, etc.) et donc à des facteurs de risque dits « modifiables ». L’étude finlandaise FINGER a d’ailleurs montré chez des personnes âgées à risque de développer la maladie d’Alzheimer que suivre un programme d’interventions multidomaines (alimentation, exercice physique et entrainement cérébral) permettait de maintenir de bonnes fonctions cognitives. Ainsi avoir une alimentation saine et équilibrée, faire de l’exercice physique régulièrement, bien contrôler son stress, et maintenir des activités intellectuelles et sociales, permettraient de réduire le risque de développer la maladie et même de ralentir sa progression.  Comme le dit si bien l’adage « ce qui est bon pour mon cœur est bon pour ma tête »!